饺 (jiǎo) 帮 (bāng) est un mot chinois qui n'existe pas, mais qui, s'il existait, voudrait dire : "la clique du ravioli". Ceux qui trouveront pourquoi j'ai nommé ce blog ainsi gagneront... toute mon estime !

30 juin 2008

De l'appartement


Jano (haut) et Gabi (bas), différentes réactions 
à la vue de leur nouvelle demeure.


> le 30 juin 2008 :

Le jour de la sortie de la maternité n'a pas été de tout repos. L'Odyssée, la vraie, commençait maintenant. Pas d'infirmière, personne pour nous aider, les biberons à préparer, le bain à donner, les couches à changer, les lits à faire, tout, tout, tout devenait un Olympe infranchissable... qu'on devait quand même franchir.
Heureusement, YY & moi, c'est du sérieux. Les Zeus et Aphrodite de l'organisation (surtout YY), les Ulysse et Pénélope de la logistique (surtout YY), les Stone et Charden de l'efficacité (surtout YY), bref, Jano et Gabi ont regagné leurs pénates, et les dieux aidant, nos héros ont pu profiter de leur première journée domestique, en savourant le nectar revigorant qu'offrait, le sein fier, la déesse locale.

22 juin 2008

Du tempérament

Gabi, dix-huitième jour sur Terre.

Jano, dix-huitième jour sur Terre.


> le 22 juin 2008 :

Si peu âgés et déjà des caractères très distincts. Jano, un peu taciturne, rêveur et calme, et Gabi rieur, curieux et mobile. D'ailleurs, leur signe astrologique est... Gémeaux. Y a pas de hasard...

20 juin 2008

Des caractères chinois

Les prénoms en caractères chinois (en blanc) 
et coréens (en noir).


> le 20 juin 2008 :

Dans un souci de perfection, j'avais sciemment choisi les prénoms pour qu'ils puissent s'écrire en caractères chinois. Pas à cause des Jeux Olympiques à Pékin, mais parce qu'en général, les prénoms coréens ont une transcription en caractères chinois (en cas d'homonymie, ils peuvent également servir à distinguer deux personnes). N'étant pas assez savant dans ce domaine, je chargeais mon beau-père d'assigner des idéogrammes aux prénoms choisis. Après de nombreuses recherches, il m'a rendu sa copie :
JA : amour, tendresse, affection
NO : force, puissance
GA : beauté
BI : voler (dans le ciel, bien sûr !)

Comme disait un regretté philosophe italien de la fin du XXe siècle : 
"La classe..." (A. Maccione)

19 juin 2008

De la maternité

Jano et Gabi, quinzième jour sur Terre.


> le 19 juin 2008 :

Tout se passe bien à la maternité. YY reste ici trois semaines pour se reposer, les bébés sont pris en charge par les infirmières. YY les a dans la journée pour leur donner le(s) sein(s). 
Moi et ma vie trépidante : je lutte avec mon lit de camp tous les soirs... je ne me suis jamais si bien endormi pourtant.

18 juin 2008

Des prénoms

Jano et Gabi : logotype


> le 18 juin 2008 :

J'entends bien votre appel, général : pourquoi ces prénoms ? Il y a une foultitude de raisons que je pourrais inventer, et finalement très peu qui tiennent la route. Au départ, j'étais persuadé qu'on aurait des filles, alors j'avais seulement cherché (connement) des prénoms féminins : Orane, Lila, Iris, Anouk, Nina, Sati, etc. J'en avais trouvé pas mal, j'avais même réussi à avoir l'embarras du choix. Tu parles, Charles !
La science gynécologique ayant fait d'énormes progrès depuis le général de Gaulle, nous avons su assez rapidement que ce seraient deux garçons. Branle-bas de combat dans la caserne, sus à l'internet et meilleursprenoms.com, quelques jours plus tard je n'avais que : Lino (pour Lino Ventura, bien sûr). Mais mon expérience du calembour m'a vite mis face aux bons mots qu'allait devoir subir ce pauvre (sus-nommé) enfant : Lino-léum, bourse-à-Lino, Lino-culation, Lino-sent-du-village, j'en passe et des meilleures... 
Autre candidat : Émile. Mais... " Si, si, prenez un chewing-gum, Émile ! " (La Cité de la peur) Merci à les Nuls d'avoir planté le prénom de mon gamin (et à mon frère de me l'avoir rappelé) !..
Sombrant dans le désespoir, je demandais l'avis autour de moi. Seule règle : que le prénom fasse deux syllabes (les prénoms coréens sont généralement composés ainsi) et soit aussi bien prononçable en français qu'en coréen. Quelques propositions plus tard, je retenais Gabi (sur suggestion de mon père) et Jano (idée d'un collègue et ami).

Raison(s) du choix : mon arrière-grand-père maternel s'appelait Gabriel, et mon grand-père paternel s'appelait Jean. Comme ces deux prénoms ne remplissent pas les critères sus-indiqués, et que je n'aime pas vraiment les diminutifs, autant donner ces diminutifs directement comme prénom ! Deux beaux prénoms français coréanisés !! Non mais !.. Elle est pas belle, la vie ?

05 juin 2008

Des visites

Jano et Gabi, premier jour sur Terre.


> le 4 juin 2008 (après-midi) :

Vers 11 h 30, la maman est revenue dans la chambre, tout va bien. Encore brumeuse, elle s'inquiète : nos deux chérubins étant nés à la César, elle n'a pas pu les voir (anesthésie totale). Je la rassure, elle se rendort.
Commence le cirque. En Corée (ou plutôt devrais-je dire : "Dans cette clinique"), les bébés sitôt nés sont mis de suite dans une salle spéciale, stérilisée, anti-microbes et anti-radicaux libres, riche en fibres et en huile essentielle de jujube, ou quelque chose comme ça... Ça dure quelques jours ainsi.
Pour voir son enfant (ou pour le montrer), il y a des horaires :
10 h 00 - 10 h 30 ; 14 h 30 - 15 h 00 ; 18 h 30 - 19 h 00.
Me voilà donc à faire le trajet chambre (8e étage) - 'salle à bébés' (3e étage) plusieurs fois par jours. But de l'opération : faire le plein de photos et vidéos pour la maman qui ne peut pas encore bouger de son lit. Le tout ne durant que cinq minutes maximum par visite (à cause du nombre important de visiteurs), et ne pouvant voir les enfants qu'à travers une vitre (anti-bactérienne, etc.), je vous invite à imaginer le stress ambiant.

...

Petit problème insignifiant d'un papa qui n'a rien d'autre à faire.

04 juin 2008

Du jour J (âmes sensibles s'abstenir)

Jano, 9 h 50 & Gabi, 9 h 51.


> le 4 juin 2008 :

En voici un... et voilà le deuxième ! Le quatre juin deux mille huit à dix heures sept minutes, dans la salle d'attente contiguë à la salle d'opération de la clinique pour femmes, ce jour-là, à cette heure, on me montre deux créatures (j'avoue avoir eu un moment d'appréhension : c'était comme si je venais d'acheter une voiture qu'on me livrait toute sale : "Faudrait p'têt' me nettoyer ça avant d'me donner les clés, hein !") que deux infirmières m'indiquent, prétendant qu'ils sont mes enfants : "Comptez bien les doigts des pieds (1, 2, 3, 4, 5... 6, 7, 8, 9 et 10 : OK), et ceux des mains (1, 2, 3, 4, 5... 6, 7, 8, 9, 10 et 11 : euh non, ça c'est mon doigt, en fait...) et signez ici. Non pas ici. Non, là, en bas !.."
J'ai voulu m'évanouir, mais finalement, non. Je suis resté debout, tel la Vieille Garde à Waterloo, ABBAsourdi.

J'étais assez content de moi : pour une première rencontre, ça s'était pas si mal passé...

03 juin 2008

2-4-6-8

YY, jour J-1.


> le 3 juin 2008 :

Puisqu'on pouvait choisir la date, autant en prendre une facile à retenir. Deux bébés, le quatre juin deux mille huit : 2-4-6-8. Bien vu, non ? J'aurais préféré un truc encore plus simple, genre : 8-8-8, mais c'était déjà pris par les Jeux Olympiques. Et puis, ça faisait un peu tard, je pense pas que YY aurait pu tenir plus longtemps. Avec XX kilos en plus, elle était presque arrivée à la frontière de l'irritabilité...
Bien sûr, la date, c'est pas super-important, mais dans un souci d'efficacité mnémotechnique (je parle ici au nom de tous ceux qui, au-delà de trois dates d'anniversaire à retenir, sont déjà saturés !), j'ai finement pensé à tous les gens plus ou moins intéressés ; je vous écris la scène :

"Euh, louloute, c'est quoi déjà, leur anniv' aux jumeaux ?"
- Hein ? Qué jumeaux ?
- Ben, ceux du GG et d'la YY...
- Ah, ouais ! Euh attends, c'était un truc fastoche à retenir, style : 1-2-3, un machin comme ça...
- Oui oui oui, exact ! Le premier février 2003, c'est ça..."

Bon. C'était presque ça... La prochaine fois, j'engagerai de meilleurs acteurs. En tout cas, souvenez-vous :

2-4-6-8